Jusqu’au 30 août, le tiers lieu Pingpong le Toit, à Millau, accueille une nouvelle exposition dédiée à la photo et mettant en avant les clichés d’Antoine Giacomoni. 

Dès les années 70, le fil rouge de ses errances photographiques est la musique : et, de la révolte urbaine punk londonienne à la spiritualité rasta, il n’y a qu’un pas. Antoine Giacomoni a parcouru le monde comme photographe professionnel, il est l’auteur de nombreux portraits d’artistes, musiciens, chanteurs, dont une vingtaine sont présentés ici.

C’est en parcourant la Jamaïque en 1978 qu’Antoine Giacomoni a décidé de faire de la photographie son métier. A travers les portraits et les photos-reportages qu’il a réalisés sur l’île à cette époque, c’est toute une communauté rasta qu’Antoine fait découvrir en Europe : les rues, les plages, les sound system, les fresques murales, Jimmy Cliff, Bob Marley, Toots, Lee Perry, Cédric Myton des Congos… Ses photos sont utilisées comme pochettes d’albums et de vinyles, elles sont ensuite publiées dans l’ouvrage Reggae Jamaïca (éd. Horizon Illimités, 2004).

C’est ensuite sous le titre Mirror Session que les plus grands artistes Daho, Bauhaus, Nico, Nick Cave… ont pris la pause devant son objectif. Antoine Giacomoni a inventé un dispositif photographique, pour prendre les artistes à travers un célèbre miroir transportable. Nombreux sont ceux qui se sont laissés tirer le portrait en noir et blanc.

En 2017-2018, la Philharmonie de Paris consacrait une exposition à Etienne Daho qui commanda plusieurs photos à Antoine Giacomoni. En 2019, c’était le Festival international du Disque et de la BD à Perpignan qui lui consacrait une exposition. En septembre 2021, les Rencontres de la photographie d’Arles lui rendaient hommage.

Plus d’informations : aporiaculture.com