Le New York de CharlElie Couture en exposition ! On connaît le chanteur mais tout le monde ne sait pas qu’avant d’être le musicien, compositeur et interprète de talent acclamé sur scène par le public, CharlElie Couture est aussi et d’abord artiste peintre, photographe et sculpteur. C’est à l’Ecole Nationale des Beaux Arts à Nancy (et non au conservatoire) qu’il a fait ses études et créé son identité artistique. Mais très rapidement il s’est rendu compte qu’il avait plusieurs cordes à son arc. Tellement de mode d’expressions artistiques qu’il s’est définit lui même comme « multiste ». Un mot qui caractérise parfaitement sa façon d’aborder l’art en général. Et peu importe la façon dont il se réalise à partir du moment où il a quelque chose à dire ou à exprimer. Après avoir passé près de 15 ans à New York où il exposait ses œuvres à The Re Gallery, il a décidé de revenir en France et notamment retrouver ses ateliers à Paris et Nancy. Médi’Art en collaboration avec L’Art-vues aura le plaisir de présenter ses dernières œuvres et de créer l’événement sur un espace dédié à l’occasion d’Art Montpellier qui se déroulera du 7 au 10 décembre à la Sud de France Arena.

Actuellement en tournée en France suite à la sortie de son dernier album « Lafayette », CharlElie Couture nous fera l’honneur de sa présence (entre deux concerts) pour l’inauguration de la Foire. Rencontre :

Comment se déroule votre retour en France après ses années passées à NY ?
L’accueil qui m’a été réservé par ceux qui me suivent et qui ont appris mon retour, a été plus que chaleureux. Ce que j’ai appris à New York m’a permis de mieux me connaître. La mise à l’écart qui fut la mienne pendant 15 ans m’a permis de prendre (c’est le cas de le dire) un certain recul par rapport aux choses, et j’ai plus conscience de ce qui fait la différence entre les choses importantes et les détails…

Pour vous définir vous utilisez le terme « Multiste », à partir de quel moment et comment est née cette définition qui vous est propre ?
Le mot lui-même est un néologisme de Mario Salis, qui date de 1992. Il signifie « multi-artiste ». J’ai toujours défendu la pluridisciplinarité, et le mélange entre les différentes formes d’expressions que sont la littérature, la musique et les Arts Visuels. Vous me direz que depuis la Renaissance, les artistes sont toujours plus ou moins « multistes », c’est exact, mais plus encore aujourd’hui où l’image est à la jonction entre toutes les formes de communication…

Ce retour en France veut dire que l’on va vous voir plus souvent exposer vos œuvres, faire des albums et monter sur scène ?
Oui sûrement et je m’en réjouis. Beaucoup de personnes ont entendu parler de mon départ vers NY motivé par mon amour pour l’Art, aujourd’hui ils apprennent que je reviens passer plus de temps en France, mais pourtant peu d’entre eux connaissent vraiment mon travail pourtant visible sur internet*. Les expos sont le meilleur moyen pour rencontrer/comprendre une œuvre.

Que va t-on voir de votre travail à la Foire Art Montpellier ?
Je présenterai des œuvres regroupées sous le titre « Silhouettes Ur baines ». Ce sont des portraits intérieurs de gens que j’ai croisés, une sorte de voyage poétique dans l’âme d’êtres qui sont tout sauf transparents…

Quels sont vos projets en 2018 ?
Des conférences, des expositions, la parution de livres, et des concerts en prolongation de la tournée « Lafayette » accompagnant le disque que j’ai enregistré en Louisiane.

Si vous deviez vous retrouver seul sur une île et que vous ne pourriez pas tout avoir, vous prendriez quoi : un micro, un piano ou un pinceau ?
Je me construirais sûrement un instrument, une guitare, une flûte ou un xylophone, je broierais sûrement des feuilles ou mélangerais l’eau et la terre pour me faire des peintures, les pinceaux aussi je les fabriquerai. Alors je choisirai d’emporter un appareil photo incassable, waterproof et rechargeable par pile solaire, parce que ça, je serais bien incapable de le fabriquer. 😉

Stéphane Jurand

* www.charlelie.nyc – www.charlelie.com

A noter aussi :
CharlElie Couture sera en concert mardi 30 janvier à 20h au Domaine D’O à Montpellier et mercredi 4 avril à 20h30 à la salle Nougaro à Toulouse.