L’écrivain Claude Simon sera présenté au musée de Collioure à la Villa Pams jusqu’au 19 septembre. L’exposition illustre la relation étroite qui subsistait entre l’auteur et cette charmante ville. 

Il n’est pas courant de voir un écrivain, et quel écrivain (l’un de nos Prix Nobel, excusez du peu !) présenté dans un musée qui ne porte pas son nom (tel Paul Valéry). Or, il y a de multiples raisons à ce que Collioure rende hommage à l’auteur de La route des Flandres.

D’abord elle est axée sur le passage « De l’image à l’écriture » ce qui rapproche cette dernière des arts visuels. Ensuite car, qui connaît l’œuvre de Claude Simon sait que non seulement elle est très descriptive mais qu’elle recourt en permanence au collage, procédé moderne par excellence depuis Picasso, dans sa genèse comme dans l’impression qu’elle donne au lecteur, enfin parce que cet auteur que l’on assimile au Nouveau roman des années 50-70 a vécu des rapports particuliers avec le port de Collioure.

Ajoutons à cela le fait que Claude Simon ait des goûts évidents pour des plasticiens du genre tels que Rauschenberg, Schwitters ou Louise Nevelson, qu’il prisait l’usage de la photographie qui soulevait des problèmes de cadrage et surtout qu’il composait d’imposants panneaux de bois remplis d’images découpées dans des magazines d’art et l’on comprendra que sa présence en ce joli petit musée de la Côte vermeille n’était point incongrue.

On verra un peu de tout cela dans cette expo, des œuvres de son épouse Yvonne Ducuing, des collages de Prévert, des photos du port inédites, ses amis aussi et le traces de son engagement, perceptibles dans son roman catalan, Le Palace. Rappelons que C. Simon habitait Salses et que le tramway évoqué dans l’un de ses livres était celui de son Perpignan natal. Une bonne occasion de (re) découvrir cet écrivain majeur.

Plus d’informations : museecollioure.com