L’abbaye Saint-André dévoile du 1ᵉʳ juin au 28 août les collages de Sylvie Michault, à travers Frémissements, la seconde exposition temporaire de la saison.

Essentiellement composés de matière végétale tropicale issue de différents continents, ses tableaux sont des jardins perdus que l’on imagine facilement lovés dans la courbe d’un fleuve en forêt amazonienne où l’artiste a longtemps vécu. Les feuilles souvent dégradées sont marouflées une à une. Elles sont parfois si fines que l’on ne peut les saisir avec les mains. Une technique qui demande patience et habileté.

Certaines œuvres sont texturées de papiers colorés, d’autres arborent une rigueur toute géométrique et des couleurs intenses qui contrastent avec l’élément naturel. Des équilibres précaires qui mettent en lumière la relation ténue qu’entretient l’humanité avec son environnement. Derrière la douceur des courbes et des tonalités, une force de vie jaillit, tel un dernier espoir qui nous est offert par cet artiste qui connaît bien la Nature et la destruction sans appel des forêts primaires. En légende de chaque composition, des haïkus renforcent la poésie de cet accrochage où il fait bon s’attarder.

Plus d’informations : abbayesaintandre.fr