François Dumont, l’un des plus grands pianistes de sa génération, se produira en concert le samedi 12 février, dans le cadre des Nuits musicales d’Uzès, à l’Ombrière à Uzès. Il explique le choix de programmation, son sentiment sur cette pénible traversée sanitaire côté artiste.

Comment avez-vous élaboré le programme de ce concert ?

Je cherche les partitions intéressantes. C’est le cas du programme construit avec Eric Desnoues, directeur artistique des Nuits musicales, également pianiste. La célèbre sonate au clair de lune de Beethoven, un clin d’œil à Schubert et ses trois impromptus, à Chopin, chantre du romantisme sont bien dans l’esprit.

Et Enrique Granados ?

Le fil conducteur du concert tisse une confession sentimentale des quatre compositeurs. Enrique Granados, par ailleurs pianiste, a marqué de sa forte empreinte sa manière d’approcher le clavier.

Vous proposerez un concert original pour votre retour à Uzès : un récital à la bougie

Je suis charmé par cette ville. J’ai déjà joué un concert à la bougie à Paris, lors d’un festival Chopin. Pas de folie pyromane, mais le seul embrasement de l’âme ! Écouter dans le noir, favorise la concentration et induit rêve, mystère et poésie.

Comment un artiste ressent cette parenthèse sanitaire ?

L’absence du public est regrettable dans les concerts où l’on se donne complétement. Douloureusement ressentie par tous les artistes du spectacle vivant, irremplaçable. Le public participe de notre émotion, notre inspiration.

Plus d’informations : nuitsmusicalesuzes.org