En cette rentrée, la Fondation espace écureuil laisse le champ libre à Véronique Glover, qui propose une centaine de photographies, réparties en séries. Ses petits formats, présentés jusqu’au 22 octobre, invitent à s’approcher tout près, pour entrer dans l’intimité de chaque image, dont la puissance est révélée par le hors champ, tout ce qu’on ne voit pas mais qu’on pressent.

L’artiste nous entraine dans une esthétique partagée, qui fait sens pour chacun d’entre nous, créant une sorte d’habitat commun construit à partir d’images que nous partageons tous : le cinéma, les photos de famille….

« et l’odeur du jasmin. », titre de l’exposition, commence par une minuscule et se termine par un point. C’est une phrase parfaitement photographique et en cohérence avec le travail de l’artiste : elle ne peut avoir de sens que dans l’ampleur de son hors champ, elle est le fragment d’un tout, elle en est un détail, même, car l’essentiel du propos n’est pas énoncé.

Le hors champ est tout ce qui « fait » la photo de Véronique Glover, ce qui ne figure pas dans le cadre de l’image : le reste de la rue, de l’immeuble, une partie d’un corps, le brouhaha de la foule, le ressac de la mer et l’odeur du jasmin.

Plus d’informations : caisseepargne-art-contemporain.fr