À l’invitation de la Mairie de Toulouse et du CHU de Toulouse, l’artiste Mitau a visité La Grave, un monument emblématique de notre patrimoine dont la riche histoire est inscrite dans l’architecture des lieux comme dans la mémoire des Toulousains. Il y expose ses oeuvres jusqu’au 30 août. 

Familier des lieux insolites, ce peintre de renommée internationale a déjà accroché ses œuvres dans des cryptes, des églises ou des abbayes, une base sous-marine… Plongé dans l’ambiance de ce lieu unique, il a particulièrement arrêté ses pas dans la galerie Garonne qui dessert les trois cours du carré historique de l’hôpital, à l’arrière de la chapelle Saint-Joseph et de son célèbre dôme.

Pour ce passage longeant la cour Sainte-Monique, Mitau imagine vingt-cinq tableaux qui seront exposés cet été, du 1er juillet au 30 août, dans le cadre de l’exposition « L’empreinte de la lumière ».
Le dialogue qu’il a entretenu avec le site lors de ses visites a porté sur l’histoire de ce lieu d’enfermement et de déni de l’existence, devenu au fil des siècles synonyme de naissance et de foisonnement de vie. Sans doute en conjonction avec son œuvre… Dans son atelier, Mitau a recréé l’essence de La Grave, ses sensations et les lumières, et tout ce que les briques et le ciel lui avaient raconté, pour une exposition unique.
Sa peinture, qui n’est pas sans analogie avec l’art pariétal, est à base de pigments purs – certains tableaux comportent jusqu’à 12 couches de couleurs différentes – et d’assemblages de matières avec du métal, du bois, du papier. Indescriptible, son œuvre, accessible à tous, se découvre et s’expérimente.