Longtemps inexistantes dans les arts plastiques, les odeurs prennent aujourd’hui leur place en art contemporain. Les plasticiennes et les plasticiens les utilisent comme matériau possible, les développent auprès de créateurs olfactifs, les intègrent à leurs œuvres plastiques. Pour conclure son histoire, la Fondation espace écureuil propose un voyage dans une autre histoire de l’art, à travers une trentaine d’œuvres très diverses. Une exposition à découvrir jusqu’au 18 mars.

Pour cette installation, l’œil n’est plus le seul à diriger l’expérience et la contemplation n’est plus à distance, puisqu’il s’agira d’avancer son nez vers l’œuvre, de se laisser porter.

Le public y reniflera le sacré des encensoirs angelots d’Antoine Renard, le rafraîchissant de Claudia Vogel invitant à frotter des citrons sur un mur zesteur, le corps avec une peau en cuir parfumée de Jimmy Roberts ou un portrait olfactif de Sandra dont Boris Raux recueille l’eau d’un bain parfumée, la mort par une évocation des fleurs de cimetière de Morgan Courtois, ou encore le végétal des brise-vue de Guilhem Roubichou.

Plus d’informations : caisseepargne-art-contemporain.fr