À partir du 22 octobre prochain, le Muséum de Toulouse accueille une grande exposition baptisée Momies, corps préservés, corps éternels. Naturelles ou artificielles, les momies s’installeront dans les salles d’exposition temporaire jusqu’en juillet 2023. 

L’année 2022 marque tout à la fois le bicentenaire du déchiffrement des hiéroglyphes par J.F. Champollion et le centenaire de la découverte du tombeau de Toutânkhamon.
Pour autant, ce n’est pas une exposition d’égyptologie que propose le Muséum de Toulouse. La thématique des momies choisie pour sa nouvelle exposition temporaire va bien au-delà.
Qu’il s’agisse de momies artificielles, témoins de rites funéraires anciens, ou de momies naturelles formées par l’action du gel, du sel, de la tourbe ou même de l’ambre, cette exposition s’intéresse à la conservation des corps, qu’ils soient humains ou animaux. Elle se penche également sur les techniques de conservation contemporaines et pose les questions éthiques et déontologiques liées à la conservation des restes humains. Le choix du Muséum est donc loin d’être anodin.
Programmer une exposition sur les momies, c’est questionner l’humanité sur son rapport au temps, à la recherche d’éternité et à la mort. C’est la première fois qu’une telle exposition est présentée à Toulouse. Par la diversité des thématiques abordées, Momies, corps préservés, corps éternels s’ouvre donc sur de nombreuses disciplines : archéologie, anthropologie, thanatopraxie, médecine légale, ethnologie, biologie, génétique, sociologie…
Elle donne aussi l’occasion de mettre en relief les collections patrimoniales du Muséum de Toulouse, parmi lesquelles trois momies admirables spécialement restaurées et étudiées pour l’occasion. Des prêts exceptionnels venant de collections publiques ou privées complètent une scénographie innovante, esthétique et interactive.
Plus d’informations : museum.toulouse.fr