Thomas Verny à la Galerie Adoue De Nabias à Nîmes

Après Anne Slacik et ses nuances monochromatiques, Patrick Loste et ses chevaux de mémoire pariétale, Valérie Crausaz et ses surimpressions végétales (jusqu’au 20 juin, avec notamment une série de cartons  colorés au brou de noix sur la série des renards), l’été s’engage bien, en la nouvelle galerie Adoue de Nabias, avec l’exposition du peintre montpelliérain Thomas Verny. On a pu découvrir cet artiste chez Trintignan mais aussi Amira Cambie, La chapelle de Sète, le musée de Collioure…  et apprécier ses talents de paysagiste et coloriste ou ses scènes d’intérieur très intimistes. Mais à Nîmes, Thomas Verny nous a fait la surprise – et aux touristes estivaux – de concevoir son expo comme un hommage à la ville romaine, à ses monuments, aux détails abstraits, si l’on veut bien s’en rapprocher d’un peu plus près, qui les composent, et qui prennent toute leur saveur sur la toile. N’oublions pas la tonalité particulière du ciel épaissi par un soleil torride et qui produit une atmosphère particulière. Ou encore les effets de lumière qui viennent patiner les façades d’une tonalité singulière. Le pastel, dans les petits formats, sera à même de rendre les effets lumineux et aériens qui nimbent et déterminent les arènes, maison carrée et autre temple de Diane. Le pont du Gard est aussi de la fête mais comment le dissocier de la ville antique ? Thomas Verny a exclu toute présence humaine, diminué sciemment les bâtisses contiguës de manière à restituer à ces présences architecturale toute leur authentique monumentalité. Des formats plus grands en rendront davantage compte encore. Ils mettront en valeur la relation amoureuse de l’artiste avec ses monuments, dans un double mouvement de va-et-vient, d’approche et de recul, à la recherche du bon rythme. L’été se prête à toutes les flammes, à toutes les histoires d’amour, même avec une ville. BTN

Du 23 juin au 29 juillet à la Galerie Adoue de Nabias à Nîmes. Tél : 06 52 69 09 78

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