Pour le mois de juin, le Réservoir, à Sète présente le résultat de la résidence menée par deux artistes : Ulrike Seyboth et Ingo Fröhlich. 

Les œuvres d’Ulrike Seyboth et d’Ingo Fröhlich naissent d’une force de concentration de la couleur et de la ligne. Elles jaillissent de l’élan des corps, en dialogue avec la toile ou dans des ordres imaginaires, le trait suivant la ligne. Le vide se dévoile dans le plein et le plein, pour ainsi dire, dans le vide. C’est là un principe du bouddhisme zen qui suppose l’existence simultanée de l’être et du néant, principe dont leurs deux démarches artistiques tentent de s’approcher. Il nous dit quelque chose du traitement de la surface, de l’espace et de la manière dont le vide prend forme par l’étalement de surfaces sur le tableau, que ce soit à la peinture ou au crayon.

Depuis dix ans, Ulrike Seyboth et Ingo Fröhlich voyagent ensemble. Ils partent au loin, avec leur  » Atelier vagabond « . Ils sont surtout attirés par le sud, la France, l’Italie. Ils ont également effectué des voyages d’études dans le Grand Nord, en Islande et en Finlande. Partir, c’est laisser derrière soi les pesanteurs de la vie quotidienne et n’emporter que le strict nécessaire : du papier, de la toile, de la peinture et des mines graphite.

À Berlin, ils travaillent à des endroits différents, chacun dans son atelier, mais en voyage, ils partagent un atelier commun, établissent une connexion avec le lieu et l’habitent ensemble. Il en résulte une liberté qu’ils peuvent remplir ensemble d’expériences, de rencontres et de travaux artistiques inondés de lumière. Avec légèreté et insouciance, une multitude de nouveaux travaux voient le jour au fil de ce vagabondage. Voyager, c’est se mettre en route, chercher, explorer, douter et oser la nouveauté. À cette quête inhérente à  » l’Atelier vagabond « , s’ajoute le rêve de trouver un jour un lieu où vivre et travailler ensemble, peut-être dans la lumière du sud de la France, pour la force et la concentration…

Plus d’informations : facebook.com/lereservoirsete