Comment faire le portrait de Nîmes telle qu’elle était à l’Antiquité ? Peut-on lui redonner vie avec son environnement, ses monuments, ses rues, ses habitants ? Il s’agit d’un des grands défis de l’archéologie et de l’architecture : permettre aux publics de se projeter à travers le temps et de plonger dans une Antiquité restituée tout en respectant scrupuleusement les données et les hypothèses scientifiques. Ce sont à ces questions que tentera de répondre l’exposition d’hiver du musée de la Romanité : Dévoiler Nemausus. Jean-Claude Golvin, un architecte et des archéologues, du 8 décembre au 5 mars. 

Jean-Claude Golvin, architecte et archéologue, ancien chercheur au CNRS, a consacré sa vie à la réalisation de ce défi. Il est le premier spécialiste au monde de la restitution par l’image des grands sites de l’Antiquité. Dès les années 1970, il se spécialise dans l’étude des amphithéâtres romains, mais c’est en tant que Directeur du centre franco-égyptien d’étude et de restauration des temples de Karnak à Louxor (Égypte) qu’il pose la première pierre d’une œuvre graphique considérable qui le consacre également en tant qu’artiste !

Son œuvre dispose d’une renommée internationale. Ses dessins illustrent une foule d’ouvrages historiques, spécialisés et grand public ; ils sont également utilisés dans des reportages ou encore par l’industrie du jeu vidéo pour leur puissance d’évocation et leur exactitude. La ville de Nîmes entretient avec lui une histoire vieille de plusieurs décennies et à l’occasion du grand chantier de restauration des Arènes, elle lui a demandé de créer 13 nouvelles aquarelles sur la construction de l’Amphithéâtre.

L’exposition débute par la présentation de Jean-Claude Golvin et de sa démarche en montrant comment ces restitutions aquarellées sont créées. Puis s’ouvre une véritable promenade dans la Nîmes antique pour découvrir ses environs, ses rues, ses monuments.

À travers 13 aquarelles inédites, un important focus est proposé sur l’amphithéâtre. Il permet au visiteur de saisir l’importance d’un tel monument pour la cité et l’ampleur de son chantier de construction. Grâce aux différents dispositifs numériques, le visiteur pourra véritablement arpenter Némausus, plonger au cœur du travail de Jean-Claude Golvin et jouer à une version du jeu vidéo « Assassin’s Creed » développé par Ubisoft à partir de ses dessins.

Plus d’informations : museedelaromanite.fr