Avec Body as propaganda, la galerie Negpos, à Nîmes, s’inscrit dans le cadre du programme de soutien à l’Ukraine piloté par le réseau Diagonal avec les supports du ministère de la Culture et de l’Institut français. Cette exposition, visible jusqu’au 30 septembre, a été réalisée avec le commissariat Katheryna Radchenko, fondatrice et directrice du festival Photo Days Odesa. 

Body as propaganda porpose de découvrir le(s) regard(s) porté(s) sur la question du corps dans l’art ukrainien contemporain.

En effet, le corps et la corporalité ont toujours représenté des processus sociaux et culturels qui appartiennent à une période historique singulière.  Au XIXe siècle, en Ukraine, il était rare de prendre des photos de corps nus. Il y avait généralement des photos de parties spécifiques du corps ou des photos commerciales imprimées spécialement pour les clients des maisons closes.

Au milieu des années 1920, le corps est devenu un instrument de propagande, tandis que le sport est devenu une politique d’État. On pensait qu’un corps sain devait être associé à la puissance du pays.

Aujourd’hui et à travers cette exposition, nous est donné à voir une diversité de situations du corps ainsi que de positionnements esthétiques et politiques. Atomisation du point de vue, libération des expressions, le corps est pour ainsi dire « ultralibéralisé » à l’image de nos sociétés modernes.

Plus d’informations : negpos.fr