Encore jamais réellement présentée au public, l’exposition Mirrorbody est prolongée jusqu’au 26 septembre à Carré d’Art, à Nîmes. Consacrée à Tarik Kiswanson, c’est la première fois qu’un musée français propose une exposition personnelle de l’artiste suédois. Pour l’occasion, le musée d’art contemporain nîmois a rassemblé des œuvres autour de l’exploration faite par l’artiste de la condition humaine. 

Initialement programmée du 30 octobre au 7 mars, l’exposition Mirrorbody de Carré d’Art est donc repoussée jusqu’au 26 septembre. L’occasion pour le musée de réellement présenter le travail de Tarik Kiswanson : l’exposition sera ouverte au public dès la réouverture des lieux culturels.

L’exploration de la condition humaine

L’exposition de Kiswanson Mirrorbody à Carré d’art de Nîmes rassemble des œuvres qui abordent des questions de déracinement, de transformation, de multiplication, de désintégration, de mémoire et de temps – autant de considérations centrales dans l’exploration continue de la condition humaine par l’artiste. Celui-ci oscille entre différents domaines, figuratif et abstrait, dans son enquête permanente sur le corps et sa place dans le monde: son mouvement, sa dissolution, son absence, son renouvellement.

Tarik Kiswanson est né à Halmstad en 1986, où ses parents ont immigré de Palestine. Son travail interdisciplinaire englobe la sculpture, l’écriture, la performance, le son et la vidéo. C’est à travers le dialogue entre ces pratiques aux multiples facettes qu’un langage conceptuel distinctif émerge. Les notions de déracinement, de régénération et de renouvellement sont des thèmes récurrents dans son œuvre. La pratique de Kiswanson est façonnée par le mouvement, par le flou des frontières, par l’appartenance nulle part et partout.

Une visite nocturne virtuelle

En attendant de pouvoir découvrir l’exposition à Carré d’Art, le musée d’art contemporain propose une vidéo réalisée dans le cadre de la Nuit européenne des musées 2020.