Porté par le Théâtre de Nîmes, le Festival de flamenco est un grand moment pour célébrer intensément la fiesta flamenca. Cette année, le programme est de très haut niveau, distribution de rêve, avec un bon nombre de figuras qui vont répandre à Nîmes le feu de la terre andalouse. La danse est la pièce maitresse de ce prochain festival. Symbole de l’avenir, la petite fille de l’affiche, photographiée de dos.

Émouvant, un hommage à la mémoire de René Robert, photographe de renom, qui a porté un regard généreux sur les artistes, dont le travail planera sur les murs des théâtres, musées et cinéma de cette 33ᵉ édition, concoctée de manière à réunir les stars primées du cante et du baile. « Un festival grandiose », a déclaré Chema Blanco, conseiller artistique,  « les jeunes artistes sont l’avenir, et sans renier les racines, ils n’ont pas de vision passéiste, s’inscrivent dans la contemporanéité, l’actualité de la discipline. »

Témoin la grande Ana Morales et son Peculiar, qui fait rupture avec tous les académismes. Pour l’accompagner, Miguel Marin Pavón. Autre work in progress, Los bailes Robados. Figure de proue, le chorégraphe David Coria. Et si l’on ne présente plus Israël Galvan et Niño de Elche, il faut préciser que Mellizo Doble signe une création rare d’artistes connectés, dansant leur monde personnel. Pour voyager dans les profondeurs du Cante Jondo, écouter, c’est sa première venue à Nîmes, Rosario La Tremendita, son Tremenda. Principio y origen. Pour ce qui est des voix, celles de Perrate & Arbol qui se produiront dans la petite salle de Paloma, invitent à une extraordinaire odyssée sonore. Sebastiàn Cruz et Alfredo Lagos, orfèvres du chant et de la guitare, sont talentueux. Bien sûr, Rocio Molina fait retour, dans une attendue Vuelta a Uno. Les femmes artistes sont bien représentées avec Javiera de la Fuente, à la danse et au chant, La Yerbabuena, figure emblématique, et l’élégante Marina Heredia, chanteuse de Grenade. Mais aussi Luz Arcas danseuse et chorégraphe qui revisite les codes du folklore espagnol.

Étonnante dans un solo brut et dénudé, la danseuse britannique, Yinka Esi Graves. Andres Marin & Jon Maya ne sont pas en reste, le Madrilène Alfonso Losa ne l’est pas non plus. Il y aura encore à faire avec des rencontres, des master class, du cinéma, des expositions, la parole des artistes et, aiiiii, une balade flamenca, bien frappée, proposée par Sandy Korzekwa, photographe officielle du festival.

MJ.L

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