En janvier, le Domaine d’O va accueillir, en partenariat avec Le Printemps des Comédiens la dernière création de Julie Deliquet Huit heures ne font pas un jour du 5 au 7 janvier. Suivie de l’Université de Rebbibia de Goliarda Sapienza, mis en scène par Louise Vignaud le 20 et 21 janvier. Enfin, le mois de janvier finira en musique avec le nouvel album Waking World de la chanteuse coréenne Youn Sun Nah.

Coté théâtre

Huit heures ne font pas un jours est ce que l’on appelle aujourd’hui une mini-série, en cinq épisodes, diffusée d’octobre 1972 à mars 1973 ainsi que trois épisodes non réalisés. Inédite en France, elle apparaît comme une œuvre très personnelle, rare, affichant une tonalité surprenante pour l’auteur : celle de l’espoir et de la joie ! Fassbinder souhaite décrire avec empathie et humour le quotidien d’une famille de la classe ouvrière à Cologne. Huit heures ne font pas un jour est une œuvre remplie d’énergie et de positif.

Rainer Werner Fassbinder, à 26 ans, a déjà écrit treize pièces de théâtre, réalisé huit films, trois pièces radiophoniques et mis en scène ses propres pièces ainsi que celles d’autres auteurs. La pièce mise en scène par Julie Deliquet, d’après Rainer Werner Fassbinder, arrive donc au théâtre Jean-Claude Carrière du 5 au 7 janvier à 20h. 

La deuxième pièce de théâtre qu’accueille le domaine d’O est Rebibbia. Emprisonnée à la plus grande prison pour femmes d’Italie, Goliarda Sapienza dépasse l’enfermement dans une élégie à la vie et à la liberté. Inspirée de son roman L’Université de Rebibbia, la pièce raconte ses quelques jours de détention en compagnie de ses codétenues. Prostituées, activistes d’extrême-gauche, criminelles, ces femmes croisées derrière les barreaux rayonnent d’une humanité fabuleuse, exclusivement féminine.

Goliarda Sapienza est née à Catane (Sicile, Italie) dans une famille socialiste anarchiste. Durant la guerre de 1940, elle obtient une bourse d’étude et entre à l’Académie d’art dramatique de Rome. Elle connaît d’abord le succès au théâtre puis décide de tout abandonner pour se consacrer à l’écriture. Goliarda sapienza finit par mourir dans l’anonymat en 1996 et ne trouve la reconnaissance qu’après sa mort. Cette œuvre mise en scène par Louise Vignaud, d’après Goliarda Sapienza arrive donc au théâtre Jean-Claude Carrière le 20 et 21 janvier.

Côté musique

Tout juste 20 ans après la sortie de l’album Light for the People, la chanteuse coréenne, Youn Sun Nah publie son nouvel album : Waking World. Un album empruntant tantôt le jazz, la pop, la folk. Un répertoire inédit qu’elle revisite avec un groupe qu’il est tout autant, Brad Christopher Jones, Thomas Naïm et Tony Paeleman. 

Cette artiste de renommée mondiale se produira au Théâtre Jean-Claude Carrière à 20h30 le jeudi 27 janvier.

MT

Plus d’informations : domainedo.fr