Du 5 au 27 juin, l’Espace Saint-Ravy de Montpellier accueille l’artiste Nancy Barwell pour l’exposition Les Marcheurs d’Avila. Le visiteur y découvrira le travail de reconstruction picturale faite d’espaces imaginaires proposé par l’artiste. 

Après des études de médecine, Nancy Barwell s’est orientée vers l’histoire de l’art et les arts plastiques, puis a axé sa pratique sur le dessin et la peinture. L’artiste trouve son inspiration dans les territoires qu’elle explore par la marche et le voyage. La réalisation de son œuvre commence toujours par des séries photographiques. De retour à l’atelier, au déplacement physique fait suite un déplacement de médium comme le fusain, la peinture et tant d’autres, choisi en fonction de l’œuvre à venir. Elle nous fait découvrir ici ses différentes opérations plastiques: recouvrement, transformations de personnages en ombres, prélèvements de fragments, juxtaposition, substitution, déplacement ou superposition. Tout ce travail préexistant au résultat final présente de grandes similitudes : avec les opérations mentales du rêve.

Le titre de l’exposition Les Marcheurs d’Avila fait référence à la rencontre d’une petite ville espagnole du nom d’Ávila, capitale d’une province espagnole du même nom, au Nord-Ouest de Madrid. À partir de ses prises de vue, elle constitue un jeu graphique de déconstruction et puis de reconstruction, en créant des espaces imaginaires. Les lignes de fuite, les ogives, les colonnes animent des scènes où des passants se faufilent comme des ombres éphémères. Certains objets plastiques tels que les lanternes, plis ou inscriptions viennent enrichir l’aspect énigmatique de ces compositions.

Si sur certaines zones de l’image, le spectateur peut se projeter dans la vraisemblance d’un compagnonnage avec les marcheurs, en d’autres points, il ne le peut plus, restant lui-même en suspens, livré à la perplexité de l’interrogation entre ce qu’il sait être vrai et ce qui ne semble pas l’être. Nancy Barwell utilise la figure du « Marcheur » comme paradigme de l’humain qui avance non tant vers une destination que vers un destin. Les qualités plastiques de l’ombre et du fusain permettent la découverte miroitante de l’intime en équilibre entre le vide et le mystère.Pendant la durée de l’exposition, une vidéo réalisée par Philip Barwell sera projetée : Rym Benhachemi, comédienne, y fait une lecture du texte de Virginia Woolf, intitulé Dans les rues de Londres.

Plus d’informations : montpellier.fr