Après le succès de l’exposition estivale Eaux troubles d’Edward Burtynsky, qui a attiré plus de 32 000 personnes, le Pavillon Populaire poursuit son cycle sur les rapports entre photographies et environnement. La seconde exposition présentera le travail d’Andreas Müller-Pohle du 3 novembre au 16 janvier. 

En novembre, le Pavillon Populaire ouvre le second chapitre de son cycle d’expositions consacré aux liens qui unissent la photographie et les questions environnementales, entre l’écologique et l’art.

Chacun s’accorde désormais sur le fait que l’eau devient la problématique écologique majeure, autant par sa raréfaction que par l’altération de sa qualité, compromise par les pollutions envahissantes. Les deux photographes contemporains que présentent le Pavillon Populaire, Edward Burtynsky et Andreas Müller-Pohle, conduisent leur travail d’observation et de mise en accusation autour de l’élément liquide, celui que le philosophe Gaston Bachelard désignait comme le plus vital et le plus poétique.
Des cliches au fil de l’eau
Si le canadien Edward Burtynsky, dont l’oeuvre fut présentée cet été, documente les déprédations subies par nos grands territoires liquides à l’échelle planétaire, avec l’aide technologique numérique la plus complète et la plus neuve, digne des superproductions cinématographiques, l’allemand Andreas Müller-Pohle entreprend quant à lui, à l’échelle bien plus modeste d’un photographe isolé, une singulière odyssée visuelle au coeur même des eaux nourricières européennes (le fleuve Danube), ou de grands décors maritimes enveloppant la mégapole asiatique de Hong Kong.
Au travers de plusieurs séries d’images associant potentiel poétique et point de vue critique, le photographe propose un véritable « road movie » au fil des eaux, lyrique et rêveur, mais sans artifice. Autour du motif de la ligne de flottaison, Andreas Müller-Pohle propose une expérience visuelle sur les paysages aquatiques en mouvement, évoquant leur fécondité comme les menaces qui la cernent.
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