Les Boutographies, Rencontres Photographiques de Montpellier se tiendront du 19 au 30 mai au Pavillon Populaire. Une édition sous forme de double exposition gratuite qui présentera la sélection de l’année 2021 et celle de 2020 qui n’avait pas pu avoir lieu, choisies par l’association Grain d’image.

Le Pavillon Populaire est un espace d’art photographique de la Ville de Montpellier sur l’esplanade Charles-de-Gaulle présentant trois expositions par an ouvertes aux visiteurs. Ce lieu présente des artistes de notoriété nationale et internationale ainsi qu’une programmation ambitieuse du 8e art. Cette année, les Boutographies y fêtent leur 20e anniversaire. Au départ simple festival de quartier créé par des passionnés, il s’est peu à peu internationalisé. Entre les expositions et les projections, 60 auteurs présenteront leur travail cette année. Il n’y aura pas de vernissage de l’édition, cependant, les photographes se déplaceront le vendredi 28 et samedi 29 mai pour le finissage et la remise de prix (le prix du public se fera sur internet, ouvert à partir du 15 mai).

13 expositions et 60 projections pour la sélection officielle

Le festival présentera le travail de 8 photographes de l’édition 2020 et 5 photographes pour l’édition 2021. Au total 13 expositions et 60 projections seront présentées au public avec certaines projections visibles sur le site. Se joint au projet le collectif VOST avec son installation sur la question du déplacement de repères conçue spécialement pour la grande salle du Pavillon Populaire. Pour chaque édition les Boutographies présentent au public une école ou un cursus universitaire européen qui met en avant la photographie. Cette année c’est l’ETPA, l’école de photographie de Toulouse qui est invitée.

Les photographes transmettent leur sensibilité aux questions de l’identité culturelle, sexuelle et de la parentalité en repoussant les cases et statuts souvent imposés. Beaucoup de photographes ont travaillé sur le refus d’assignation du territoire, du statut social ou du genre. En parallèle on remarque le retour de la thématique de l’autorité. Le photographe allemand Doro Zinn photographie des jeunes issus de l’immigration entre le sujet de la gentrification et des aides sociales. Agata Wieczorek interroge la question du genre. Marco Marzacchi travaille sur la figure paternelle et Jagoda Wirsniewska sur l’image de la mère. Deux séries présenteront le sujet de l’immigration des européens en Amérique du Sud aux 19e et 20e siècles, ainsi que le mouvement des populations entre l’Allemagne et la Pologne après la guerre. C’est un festival véritablement cosmopolite accueillant des artistes polonais, russes, italiens, allemands, portugais, français, espagnols, argentins, ukrainiens,.. en bref, l’occasion parfaite pour découvrir le travail de photographes de nationalités diverses.

Une exposition qui s’étend Hors les murs émanant d’un pari risqué

Les organisateurs ont fait le pari d’une réouverture, un pari risqué mais un pari tenu et gagné ! Le président de l’association Grain d’Image Peter Vass nous explique « Dans le contexte fin mars il semblait peu probable de tenir le festival normalement. […] On a décidé de préparer le festival comme si on pouvait le tenir. Et malgré le risque, tous les photographes ont accepté de participer. » Peter Vass ajoute : « Dans l’espoir d’avoir retrouvé une vie plus paisible. On devrait pouvoir les accueillir. On a choisi de tenir cet événement et les photographes nous y ont poussés ». Agnès Robin l’adjointe au Maire et déléguée à la Culture se joint à son enthousiasme: « Nous sommes fiers et heureux de pouvoir vous accueillir ». La Ville de Montpellier met à disposition pour l’occasion deux espaces : le Pavillon Populaire et l’espace St Ravy. De plus, Peter Vass se félicite d’accueillir plus de femmes photographes que d’hommes pour cette édition.

La sélection officielle est prolongée Hors les murs dans la ville et ses alentours avec des événements autour de la photo. On retrouvera notamment l’exposition rétrospective des 20 années du festival salle Saint Ravy qui présentera ses temps forts. Egalement dans cet espace, deux photographes présenteront deux visions différentes de Montpellier. L’une à travers le Lez, le fleuve qui traverse Montpellier, et l’autre à travers le travail de suivi d’un SDF du quartier Figuerolles. Au total, sept expositions se tiendront Hors les murs. A Pierrevives avec la photographe italienne Bianca Salvo présentant une série autour de la conquête spatiale, à l’Office du Tourisme avec une présentation faite par l’association France Handicap Territoire Gard-Hérault sur le handicap visible, à l’Hôtel Mercure Centre Comédie, la série autour de Chernobyl et les habitants qui sont restés sur place par Jeff Bonifacio. Mais aussi aux Halles Tropismes, à l’Artesan, au Bar à Photo et à la Maison de Heidelberg.

La Maison de Heidelberg prolongera son exposition au-delà du festival pour notre plus grand plaisir. En plus de cela, un catalogue et un journal paraîtront autour de la programmation officielle, autant d’occasions pour profiter de cette exposition !

Plus d’informations : boutographies.com