Du 6 août au 31 octobre, le musée Fabre de Montpellier présentera United States of Abstraction – Artistes américains en France 1946-1964, une exposition consacrée à un ensemble d’artistes américains qui, installés en France, ont contribué à la redéfinition de l’art abstrait sur le continent européen.

L’art américain s’invite au musée Fabre pour une grande exposition qui s’étalera d’août à octobre. Au coeur de cet accrochage, l’influence des peintres américains du milieu du XXème siècle sur la redéfinition de l’art abstrait sur le continent européen.

De l’influence américaine sur l’abstraction européenne

En effet, si Paris a longtemps été considéré comme la capitale de l’art occidental, la ville lumière perd cette prééminence dans les années 1940 au profit de New York. L’histoire de l’expressionnisme abstrait, des écoles de New York, et de ses héros, Jackson Pollock et Willem De Kooning, entre autres, est ainsi devenu le récit dominant de l’art après 1945. Pourtant, l’on sait également que plusieurs centaines d’artistes, musiciens et écrivains américains, hommes et femmes, ont continué à venir étudier et créer en France jusque dans les années 1960.

Plus de 400 artistes ont en particulier utilisé la bourse du GI Bill, qui permettait à tout ancien combattant de financer ses études, en venant s’inscrire aux écoles d’arts et académies parisiennes entre 1944 et 1953. Certains, dans le sillage de leurs compatriotes, comme Joan Mitchell, en 1955, se sont installés en France définitivement. D’autres, comme Ellsworth Kelly, arrivé en France en 1948, étudiaient à l’École des beaux-arts, tandis que d’autres encore fréquentaient avec plus ou moins d’assiduité les ateliers de la Grande Chaumière auprès de Fernand Léger ou d’Ossip Zadkine. L’exposition explorera cette intense présence, les relations artistiques et intellectuelles entre les artistes de la scène française et américaine, à un moment où la géographie mondiale de l’art était bouleversée.Ce projet artistique a été réalisé en collaboration avec le musée d’arts de Nantes, et grâce au soutien de la DRAC Occitanie, de la Terra Foundation for American Art et du réseau de coopération franco-américain FRAME.

Plus d’informations : museefabre.montpellier3m.fr