Du 3 au 25 juillet, l’artiste plasticienne Fanny Gillequin propose un voyage Parasitiaque à l’Espace Saint-Ravy de Montpellier. Ce sont principalement ses voyages à l’étranger, allant de l’Asie du Sud-Est, à la Jamaïque ou encore en Islande, qui ont cultivé et aiguisé son regard. Diplômée de l’École des Beaux-Arts de Montpellier en 2014, elle se saisit du dessin pour développer son univers et sa pratique artistique.

Le titre « Parasitiaque » est un mélange du mot « parasite » et « paradisiaque ». Il définit un monde utopique et dystopique, avec la consé-quence négative de l’activité humaine sur le monde. Fanny Gillequin observe la nature, l’humain et le vivant qui l’entoure. C’est à travers ses voyages qu’elle apprend le partage et s’enrichit grâce à l’autre, qui lui, est différent par sa culture, son fonctionnement et son histoire.

Elle aborde ainsi la relation de l’humain à son milieu, à son territoire, à son environnement. Être c’est forcément être quelque part. Si l’être humain se crée avec sa temporalité, il se crée avec sa spatialité, sa culture et sa vision personnelle de l’espace qu’il s’approprie. Son travail est créé par des fragments de vie imaginaire, des mondes miniatures, des îles artistiques où chacun doit pouvoir entrer. Elle s’inspire de la contemporanéité du monde et place l’activité humaine au centre de ses préoccupations. En effet, les usages abusifs des ressources naturelles, la pollution des océans, le réchauffement climatique et la dévastation des paysages sont les marqueurs d’un profond bouleversement dus principalement à l’occupation humaine.

Née en 1988 à Montpellier, Fanny Gillequin est une artiste plasticienne. Suite à l’obtention de son DNSEP à l’école des Beaux-Arts de Montpellier en 2014, elle voyage beaucoup à l’étranger, mais son port d’attache reste Montpellier, où elle vit et travaille. La vie, la nature, les vestiges culturels ainsi que leurs protections, sont au cœur de son travail. Outre le dessin et la peinture, la jeune artiste montpelliéraine ouvre ses projets à de nouvelles dimensions techniques : modelage et sculpture en argile afin d’élaborer des volumes composés de coraux évoquant la menace d’extinction de la biodiversité.

Plus d’informations : fannygillequin.com et montpellier.fr