Personnalité atypique et remarquable, le peintre du XXᵉ siècle Francis Picabia est à l’honneur cet été, au musée Ingres Bourdelle. Plus qu’une simple présentation de son œuvre, les salles d’expositions temporaires offrent une rencontre inattendue entre Ingres et le protagoniste du mouvement Dada. Un accrochage à découvrir jusqu’au 30 octobre. 

Si Picabia a souvent raillé le peintre montalbanais, il a aussi souvent puisé dans l’œuvre d’Ingres. Provocateur-né, subversif, iconoclaste, empreint d’un pessimisme fondamental qui confine parfois au cynisme, Picabia est aussi l’artiste protéiforme (peintre et poète) dont l’œuvre foisonnante prouve avant tout l’extraordinaire pulsion de vie qui l’habite.

Il a fallu attendre les analyses érudites des historiens de l’art pour que soit mise en évidence la méthode plus ou moins secrète de cet artiste singulier. Bien loin de travailler « d’après nature », Picabia s’inspirait d’images préexistantes et les pliait à son imagination. Ainsi, non seulement Ingres, mais aussi Botticelli ou Michel-Ange furent ses sources d’inspiration à part égale avec des cartes postales ou des illustrations de magazines.

Après la visite de l’exposition temporaire, direction les sous-sols du musée et la salle du Prince Noir pour y découvrir l’installation temporaire Fantômes de Speedy Graphito.

Plus d’informations : museeingresbourdelle.com