Jusqu’au 28 juin, l’espace Saint-Ravy à Montpellier accueille une exposition née d’une rencontre. Nouereddine Benhamed, Dorra Mahjoubi et Sanaa Mejjadi font dialoguer leurs oeuvres, inspirées par des représentations socio-culturelles communes. 

« Machaou » signifie « Il était une fois … » en tamazigh (langue berbère). C’est aussi le mot utilisé par les femmes amazighes lorsqu’elles commencent la narration des contes. Ici, c’est l’histoire de leur rencontre que les artistes mettent en avant dans leurs oeuvres, une façon de rendre compte aussi de leurs racines.

Une influence commune

Dorra Mahjoubi explique : « Nous nous sommes rencontrés à Montpellier, trois jeunes artistes de la même culture nord-africaine mais de pays différents. Au départ, c’est l’art qui nous a rassemblés. Nous avons ensuite compris que nos parcours, aussi différents qu’ils soient, avaient une influence commune sur nos pratiques artistiques indépendantes. Nous avons remarqué que malgré nos différences nous avons établi, chacun de manière indépendante, une pratique artistique voisine, usant des mêmes matériaux, des mêmes sources, et du même contexte créatif.« 

Née à Tunis, en Tunisie, Dorra Mahjoubi a d’abord commencé par des études de droit avant de poursuivre à l’institut des Beaux-Arts de Tunis. A Montpellier, elle a complété son parcours par un master de recherche en histoire de l’art contemporain.

De son côté, Noureddine Benhamed est originaire de Tlemcen et diplômé de l’école régionale des Beaux-Arts d’Oran en Algérie. Artiste plasticien en perpétuelle recherche de nouvelles techniques et inspirations, il définit son expression artistique comme une description abstraite ou réelle de l’actualité.

Sanaa Mejjadi, née à Casablanca au Maroc est installée à Montpellier depuis 2009. Elle entreprend sa recherche artistique après une expérience de 10 ans dans la création d’univers fantastiques pour les jeux vidéo : lors d’un voyage dans le Haut-Atlas marocain, elle est bouleversée par les silences de la vallée de Ouirgane, l’harmonie des arbres, de la terre et de ses habitants. Depuis, elle ressent le besoin de peindre.

Plus d’informations : montpellier.fr