Vitrine des savoir-faire des artisans créateurs, le salon Ob’Art Montpellier se déroulera du 6 au 8 avril au Corum. Cette cinquième édition riche et attendue, confirme l’engouement actuel du grand public pour la création métiers d’art. On doit à Ateliers d’Art de France, le syndicat professionnel des métiers d’art, l’organisation de prestigieux salons, dont le trio de salons Ob’Art qui se déclinent chaque année à Paris, Bordeaux et Montpellier.

C’est dans une scénographie épurée et élégante que plus de 90 exposants présentent leurs pièces uniques, conçues dans leur atelier : mobilier de créateur, décoration d’intérieur, arts de la table, bijoux et accessoires de mode, luminaires, textiles, sculptures…
Cette édition s’attachera à mettre l’accent sur la création locale et régionale. Assister à des démonstrations ou participer à un atelier gratuit donne aux visiteurs venus en famille une opportunité exceptionnelle de s’initier à des pratiques méconnues, en compagnie d’exposants ravis de partager leur passion. Pas besoin d’être connaisseur pour apprécier la facture de beaux objets contemporains. Parmi les créateurs exposés, une de nos coups de coeur va à David Leboeuf, un designer qui travaille l’acier, il aime les contrastes : la résistance et la souplesse, l’aspect froid et les teintes chaleureuses. Dans son atelier de Montpellier, il mélange les matières, associant à l’acier le bois et le textile pour en faire des sièges ou des luminaires, sans jamais perdre de vue son exigence de la finition parfaite. Louis Chaudière est spécialiste du bois pour des meubles et des objets de décoration ou utilitaires Une table en bambou, des bijoux en laiton gravé, une boîte en platane et plexi, autant d’objets ou de petits meubles auxquels cet artisan installé dans l’Aude, donne vie. Pour obtenir la géométrie très graphique de ses incrustations et motifs, il utilise aussi bien des techniques traditionnelles issues de la lutherie, de l’ébénisterie ou de la bijouterie, que des outils numériques plus récents. Difficile de sélectionner un céramiste, ils sont nombreux et cette pratique prend des formes tellement variées, mais les objets de Yuko Kuramatsu nous ont touchés.
D’origine japonaise mais poitevine d’adoption, elle travaille ses pièces en porcelaine selon la technique nerikomi (ou nériage), proche du millefiori, qui consiste à assembler des masses d’argile, préalablement colorées grâce à des pigments. Ce qui donne à ses créations un caractère translucide tout en opacifiant leurs motifs. Jamais émaillées, elles conservent leur côté mat et un toucher doux et velours. Raffiné. Cette sélection est évidemment suggestive, des centaines d’autres découvertes attendent le visiteur curieux.

Du 6 au 8 avril au Corum à Montpellier. www.salon-obart.com