A 21 ans, Théo Fernandez s’est déjà fait une place dans le cinéma français. Vous avez pu le voir dans Les Tuche, sous les ordres d’Arnaud Desplechin avec Trois souvenirs de ma jeunesse, ou encore lorsqu’il a prêté ses traits au personnage de bande dessinée Gaston Lagaffe. Dernièrement, l’acteur interprétait le rôle de Lux dans la série Stalk diffusée sur France Télévision.
Nous avons interrogé Théo Fernandez qui nous a parlé de cette riche filmographie ainsi que du futur du cinéma en ces temps de crise sanitaire.

Fin mars vous étiez en plein tournage des Tuche 4. Où en est ce projet ?

Oui je retrouvais le rôle de Donald Tuche, mais le tournage s’est arrêté avec l’annonce du confinement. Je ne sais pas quand est-ce qu’il va reprendre. Le scénario doit être retravaillé pour convenir à la période que nous vivons.

Comment le cinéma peut-il s’adapter à la crise sanitaire ? Croyez-vous que ces nouvelles mesures dureront dans le temps ?

Dans un premier temps, le cinéma doit s’adapter. J’imagine que les effectifs seront réduits, qu’il y aura moins de figurants… Il faut réfléchir aux axes de caméra aussi. Je suppose que les tournages en studio seront privilégiés, avec des groupes séparés. Mais un tournage c’est compliqué, il y a forcément du monde. Je ne pense pas que ces mesures dureront dans le temps. Tout redeviendra comme avant. Chaque film est bien pensé, et chaque personne détient un rôle-clef sur un tournage. Si les productions pouvaient se passer de tel ou tel poste, elles l’auraient fait depuis longtemps.

On vous a vu peu avant le confinement dans Stalk (diffusée sur France télévision). Présentez-nous cette série ?

C’est un étudiant en codage qui commence ses études. Etant nouveau, il se fait bizuter et une vidéo sur lui va circuler dans le campus. Il veut alors la supprimer en piratant l’ordinateur de celui qui l’a filmé durant le bizutage, mais se rend rapidement compte qu’il peut aller plus loin en l’espionnant grâce à la caméra de son ordinateur. Il découvre les joies du stalking et ne peut plus s’arrêter.

Qu’est-ce qui vous a séduit dans cette histoire ?

Le scénario et le rôle m’ont plu. L’histoire nous expose des situations, des énigmes qui font que l’on se met à la place du personnage. On se pose sans cesse la question « qu’est-ce que je ferais à sa place ? » Le personnage était génial a jouer, il avait un réel aspect de sociopathe. Il a une double vie à la fois dans sa vie mais aussi dans sa tête. C’est un manipulateur, il voit la vie comme un jeu et les gens comme des pions. Il se demande où sont les failles de chacun.

Quels sont vos projets ?

On a parlé d’une suite pour Stalk mais avec la Covid on ne sait plus trop… Sinon je devrais tenir le premier rôle dans un long métrage prochainement. Je vais aussi tourner un moyen métrage réalisé par Antoine de Bujadoux.

Recueilli par Thibault Loucheux