Exposition « Réparation » dès le 15 décembre à l’Espace Saint-Ravy à Montpellier

Exposition « Réparation », quand la toile se libère du support, est à découvrir du 15 décembre au 6 janvier à l’espace Saint-Ravy.

Pour cette fin d’année 2018, l’Espace Saint-Ravy accueille l’artiste Eno Gounon Dit Ascain. Le peintre propose une exposition sans châssis, où la toile découpée se doit d’être réparée, renforcée. De ces défauts et déchirures naissent des motifs, créant la singularité de chaque œuvre et témoignant de la volonté de l’artiste de se défaire de l’uniformisation.L’exposition «Réparation», quand la toile se libère du support, est à voir du 15 décembre 2018 au 6 janvier 2019 de 13h à 19h.

L’artiste Eno Gounon dit Ascain
Titulaire en 2017 d’un Master peinture de l’ENSAV La Cambre, à Ixelles, Eno Gounon Dit Ascain vit et travaille actuellement entre Bruxelles et Montpellier où il a son atelier. Il consacre sa pratique artistique à la peinture et à la calligraphie sur toile libre. Son travail commence par une découpe et une visualisation de la pièce de tissu. A la manière d’un restaurateur, il fixe son attention sur les défauts qui vont définir en partie la composition de l’œuvre. Il consolide la toile, utilisant des peintures et des laques destinées en temps normal au bâtiment. L’artiste explique que l’étape de ‘‘réparation’’, doit être une étape de soutien, de support, qui annule la présence du châssis et l’étape de préparation de la toile.
Également de formation scientifique (licencié de biologie et neurosciences), Eno a développé un regard analytique des données et une lecture des graphes (modèles abstraits de dessins de réseaux reliant des objets). Cette vision influence ses compositions où se déploient des formes géométriques colorées, liées les unes aux autres. Certaines se répondent, d’autres s’entrecroisent pour former un ensemble pictural cohérent où la ligne est omniprésente : large ou fine ; verticale, horizontale ou diagonale ; courbe, droite ou segmentée ; marquée ou estompée.
Autre caractéristique de son travail, il investit tout autant le recto que le verso, recherchant un équilibre entre la peinture, l’écru de la toile et une signalétique propre qui oriente la lecture de l’œuvre. En traversant le tissu, les enduits se mélangent, Eno joue sur la manière dont les peintures sont absorbées par les différents tissus (lin, coton, etc.) et sur la perméabilité de certaines laques. Ainsi, il obtient des œuvres où les deux faces picturales entrent en résonance l’une avec l’autre.
Du 15 décembre au 6 janvier à l’Espace Saint-Ravy à Montpellier.
www.montpellier.fr

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