Exposition “Kandinsky was my roommate” chez Artcan à Montpellier

Chez « Artcan » en ce moment, Diego Escobar nous initie à l’univers urbain et coloré de quelques-uns des grands noms du street art de la fin du vingtième siècle.

Nourris de la spiritualité graphique de Kandinsky, maître et pionner de l’abstraction, les œuvres de cinq enfants des années cinquante à soixante dix manipulent l’espace de la galerie. Ils nous font vaciller entre la précision du trait de Medra, et les formes bombées, plus diffuses, de Babs… Depuis les étincelles de Toxic jusqu’aux géométries organiques de Futura.

Même si c’est chez Rammellezee que l’influence Kandinskienne est la plus évidente, on retrouve sur chaque toile des cinq artistes ici confrontés cette recherche d’intériorité que Kandinsky lui même évoquait comme de la spiritualité dans l’art.

Ils viennent de la rue, ils viennent du lettrage vandale… Pourtant ils ont décidé de décomposer, de réorganiser. De s’abstraire de l’alphabet pour jeter sur des toiles ces cris de couleurs acidulées… Si fidèles à ces années New-Yorkaises aux métros dessinés par l’interdit.

« Kandinsky was my roommate » n’est pas une exposition, c’est une « explosition ». A la bombe aérosol. Un accrochage ? Non… Un arrachage de l’espace, dédié à l’art abstrait, nous incitant à manipuler les arcanes afin de les rendre accessibles, plus évidentes à explorer. Nicola Casties

Exposition du 11 mars au 15 avril chez Artcan 5 rue du Cannau à Montpellier. www.artcan-gallery.com. Lien catalogue : bit.ly/Newcatal

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