Le dessin paraît avoir le vent en poupe. Non seulement il permet d’afficher sa virtuosité, sa maestria, mais il colle parfaitement aux références graphiques et culturelles des jeunes générations, bercées d’images en tous genres, notamment celles émanant de la pub et de la bande dessinée, et bien évidemment du cinéma. A ce phénomène, s’ajoute le fait que le public privilégie le plus souvent la signification par rapport à la forme. Or le dessin fait immanquablement sens et se donne à lire de manière assez simple, avec des codes et repères parfaitement assimilés. Jimmy Richer est l’un des noms apparus récemment sur la scène régionale voire nationale.

Il semble féru de sciences en tous genres ce qui traduit un besoin de repères, dans une époque où la religion n’apporte plus toutes les réponses cohérentes et où l’on sent bien que des bouleversements décisifs se préparent pour l’Histoire de l’Humanité. De ce point de vue, Jimmy Richer se rapproche des l’esprit de ces grands érudits qui cherchaient à offrir à leurs semblables une vision encyclopédique du monde.

CASA, une exposition aux origines de l’humanité 

Au Frac, Jimmy Richer a prévu de couvrir les murs des dessins qui forment la base de son roman graphique consacré à Casablanca, où il a séjourné, en résidence. Le visiteur sera donc submergé, dans l’espace du FRAC, par cette écriture singulière qui soulève des problèmes bien d’actualité : la place de la nature par rapport aux urbanismes délirants, la situation de l’homme dans son environnement et, au-delà de celui- ci, dans le cosmos, l’avenir de l’humanité à la lumière des soubresauts passés.

CASA nous déporte aux origines de l’humanité, dans un esprit assez proche de Kubrik et de son odyssée de l’espace. On est dans le noir et blanc ce qui marque bien la volonté d’échapper à tout réalisme, de se rapprocher de l’écriture narra- tive et de créer une atmosphère tout en se situant dans une tradition.

Un univers à découvrir jusqu’au 31 octobre.

BTN

Plus d’informations : frac-om.org