Présentée jusqu’au 9 octobre au musée Angladon à Avignon, l’exposition Le désir de la ligne. Henri Matisse dans les collections Jacques Doucet entend reconstituer et donner à comprendre les liens entre le couturier, collectionneur et mécène Jacques Doucet (1853-1929) et l’artiste Henri Matisse (1869-1954).

Un lien que l’on retrouve à travers l’étude des œuvres acquises, que celles-ci aient été achetées directement à l’artiste, soit données à des institutions qui perpétuent la mémoire du couturier, l’actuelle bibliothèque de l’Institut national d’histoire de l’art et la Bibliothèque littéraire Jacques Doucet.

En confrontant les estampes de Matisse à celles d’autres artistes également collectionnées par Doucet, un nouveau point de vue est proposé sur l’ensemble du parcours de celui qui fut l’un des représentants majeurs de l’art du XXᵉ siècle, maître de la couleur, mais aussi du noir et blanc.

« Il faut toujours rechercher le désir de la ligne, le point où elle veut entrer ou mourir » dit Matisse à Sarah Stein en 1908, dans le cadre de l’enseignement qu’il dispense à un petit nombre d’élèves. L’artiste fixe un objectif clair, d’apparence simple mais aux implications complexes : ce qui prime n’est pas son désir, mais bien celui de la ligne. L’œuvre de Matisse prend cette injonction au pied de la lettre. Il est question ici de vie et de mort, d’entrée et de sortie, à la fois littéralement et métaphoriquement.

Plus d’informations :  angladon.com