Aurès, 1935. Photographies de Thérèse Rivière et Germaine Tillion au Pavillon Populaire à Montpellier du 7 février au 15 avril 2018

Après l’exposition Ralph Gibson. La Trilogie, 1970-1974 qui a clôturé la saison américaine au Pavillon Populaire, la nouvelle saison dédiée au rapport entre Histoire et photographie s’ouvre avec l’exposition Aurès, 1935. Photographies de Thérèse Rivière et Germaine Tillion. Placée sous le commissariat de Christian Phéline, cette dernière présentera une sélection de 120 clichés, témoignages des relations que chacune des photographes – Thérèse Rivière et Germaine Tillion – ont entretenues avec la population algérienne des années 1930, les Chaouia.
Isabelle MARSALA, Adjointe au Maire de Montpellier, déléguée à la Culture présentera la visite de presse dédiée à l’exposition Aurès, 1935. Photographies de Thérèse Rivière et Germaine Tillion le 6 février 2018 à 14 heures au Pavillon Populaire, en présence de Gilles MORA, Directeur artistique du Pavillon Populaire et de Christian Phéline, Commissaire de l’exposition.

Thérèse Rivière et Germaine Tillion, deux photographes, deux regards différents sur les Aurésiens dans les années 1930
Fin 1934, deux jeunes chercheuses, Thérèse Rivière (1901-1970) et Germaine Tillion (1907-2008), se voient confier par le musée d’ethnographie du Trocadéro – devenu peu après le musée de l’Homme – une mission d’étude qui les conduit pour plusieurs années dans l’Aurès.

Situé dans l’Est algérien, à la lisière du Sahara, ce massif montagneux abrite alors quelques 60 000 Chaouia, population berbère qui conserve son ancienne économie agropastorale.
Armées d’un Leica et d’un Rolleiflex, les deux femmes prennent plusieurs milliers de photographies qui poursuivent et renouvellent une tradition déjà longue de la représentation aurésienne. S’y ajoute un film tourné par Thérèse Rivière en 1936.
Disparus avec la déportation de Germaine Tillion en 1942, et le long enfermement hospitalier subi par Thérèse Rivière à partir de 1948, ces documents ont été redécouverts au début des années 2000.
Ces images nous donneront à voir une société traditionnelle encore largement préservée, ses rapports à la présence coloniale et la manière dont elle se livre au regard des deux ethnographes. Elles révèlent aussi le ressort affectif et visuel qui souvent semble détourner les observatrices d’une approche purement documentaire. Tout en témoignant d’un moment précis de la recherche ethnographique, leurs clichés s’inscrivent ainsi dans une histoire tant esthétique que sociale de la photographie.

Christian Phéline, Commissaire de l’exposition
Ayant longtemps exercé des responsabilités dans l’administration de la culture et des médias, Christian Phéline est l’auteur de L’image accusatrice (Cahiers de la photographie, 1985), essai sur les origines de la photographie signalétique et du portrait ethnographique.
Lié à l’Algérie par sa famille depuis plusieurs générations et y ayant travaillé comme coopérant peu après l’indépendance, il a publié plusieurs ouvrages sur la société coloniale, notamment Les Avocats « indigènes » dans l’Alger coloniale (Riveneuve, 2016). Il a également co-écrit, avec Agnès Spiquel, Camus, militant communiste : Alger 1935-1937 (Gallimard, 2017).
Les autres expositions à venir en 2018
Les expositions à venir en 2018 :
Un dictateur en images. Photographies de Heinrich Hoffmann et Regards sur les ghettos. Photographies de propagande allemande et des photographes juifs des ghettos d’Europe orientale (octobre 1939-août 1944)

A découvrir du 27 juin au 16 septembre 2018, sous le commissariat d’Alain Sayag.
– I am a Man. Photographies et luttes pour les droits civiques dans le Sud des Etats-Unis, 1960-1970
Exposition présentée du 17 octobre 2018 au 6 janvier 2019, sous le commissariat de William Ferris.

Renseignements et informations : www.montpellier.fr

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