ÉVÉNEMENT EXPO À ART MONTPELLIER

ÉVÉNEMENT EXPO À ART MONTPELLIER

L’univers surréaliste de Jacques Resch

Après avoir créé l’événement l’an dernier avec une exposition consacrée aux oeuvres new-yorkaises de CharlElie Couture pour la première édition de Art Montpellier, nous avons voulu marquer les esprits une nouvelle fois à l’occasion de cette seconde édition. Autre univers, autre personnage, il s’agit cette fois de présenter les oeuvres d’un des artistes surréalistes les plus importants, Jacques Resch.
Un artiste natif de Montpellier (en 1946) qui se fait extrêmement rare et dont on ne voit que trop peu souvent les oeuvres. A L’Art-vues, nous connaissons son fantastique travail depuis le tout début de l’histoire du magazine (il y a 27 ans) et c’est avec beaucoup de bonheur que nous avons pu remonter jusqu’à lui au Burkina Faso où il vit depuis plus de 40 ans.
Afin de préparer cette expo-événement et pouvoir présenter son oeuvre aux visiteurs de la foire. Pour nous, il s’agit de mettre son travail à la lumière de tous et participer ainsi à ce qu’il trouve la place qui lui revient parmi les artistes les plus reconnus de notre territoire, et au delà. Vous l’aurez compris, à travers cet événement nous lui rendons hommage.
Et le public va découvrir (ou redécouvrir pour certains), le magnifique travail de Jacques Resch. Engagé et visionnaire, il séduit par son imagination foisonnante, la personnalité de son « imaginaire », la profusion des détails hyperréalistes issus à la fois de ses angoisses fantastiques ou de ses rêves surréalistes.
Exposition à découvrir du 8 au 11 novembre (Stand Médi’Art) à Art Montpellier – Arena Sud de France à Montpellier.

Jacques Resch en quelques lignes !
« De Montpellier à l’Afrique… »

Autodidacte, il dessine dès sa première année de maternelle ; à sept ans, son talent précoce et sa créativité débordante conduisent ses professeurs à finalement « lui laisser faire ce qu’il voulait » ; il s’initiera donc pratiquement seul aux arts plastiques. Dès l’âge de 12 ans, il peint ses premières oeuvres ; il n’a plus jamais depuis quitté crayons et pinceaux « je peins comme d’autres respirent », dit-il.
À 18 ans, il réussit son BAC avec la note maximale à l’épreuve de dessin. Dès lors, la porte des études aux  Beaux-Arts lui est toute ouverte, mais sa personnalité et son désir d’indépendance le conduisent à assurer son avenir  professionnel en devenant professeur de physique-chimie puis coopérant en Afrique sans jamais cesser depuis près de 50 ans d’assouvir sa passion de dessiner et peindre.

Dès l’âge de 12 ans, il peint ses premières oeuvres ; il n’a plus jamais depuis quitté crayons et pinceaux « je peins comme d’autres respirent », dit-il.

Passionné d’aviation et muni d’une licence de physique – chimie, il part en 1971 (au Mali puis au Niger, en Côte d’Ivoire et enfin au Burkina Faso) comme enseignant coopérant.
À Bamako, puis à Bobo Dioulasso, il enseignera près de 27 ans et continuera son aventure humaine en fondant une association humaniste « Faso Livres »  sa « machine à fabriquer de l’espoir » destinée à améliorer les moyens éducatifs des jeunes élèves en éditant et diffusant à prix coûtant des livres de classe et d’études au plus grand nombre (100 000 livres par an qui ont touché depuis plus de 15 ans plus de 3 000 000 d’élèves burkinabés).
La très grande majorité de ses 219 tableaux et dessins peints depuis 1971 a été réalisée en Afrique ; mais il expose pour la première fois en 1974 à Montpellier ; depuis il a participé à de très nombreuses expositions collectives ou particulières, des rétrospectives, des salons ; l’exposition pendant dix ans de ses oeuvres dans une galerie parisienne dédiée aux peintres de l’imaginaire a également contribué à l’affirmation de sa notoriété.
Parfait connaisseur des grands maîtres de la Renaissance, des écoles flamandes ou hollandaises et des peintres surréalistes du XXe siècle, son oeuvre ne peut laisser personne
indifférent ; même si les influences certaines et assumées de Brueghel, Bosch ou Dali sont manifestes, c’est avant tout son imaginaire personnel qui nous attire avec sa profusion de détails, ses phantasmes oniriques, ses angoisses fantastiques devant le consumérisme ambiant et sa recherche toujours recommencée et actualisée d’un bonheur terrestre
irrationnel.

Son oeuvre ne peut laisser personne indifférent… C’est avant tout son imaginaire personnel qui nous attire avec sa profusion de détails.

Et puis il y a son talent incontestable, sa technique et ses couleurs souvent tendres comme ses mauves, bleus, ocres ou roses qui nous touchent au plus profond et nous entraînent
sans difficulté vers des rêves plus apaisés. Jacques Resch ne veut pas nous convaincre ; il nous séduit depuis bientôt quarante ans par son génie créateur, par la délicatesse de son dessin, par son imagination débordante, par ses couleurs inspirées, par son combat contre toutes les formes d’injustice et par sa quête d’une vision plus humaine de notre planète sur laquelle « il y cherche quand même la  couleur du Bonheur ». Un très grand « Monsieur » de la peinture, un humaniste, un artiste déjà largement reconnu qui veut nous parler de sa quête du bonheur.
Même si il vit en Afrique, Jacques Resch aime Montpellier, sa ville natale et l’occasion était belle d’y revenir avec ce bel événement que constitue la Foire d’art contemporain Art Montpellier.

Jean-Pierre Couder
Ami de l’artiste et Critique d’art
Conférencier au musée Fabre

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