Du 29 juillet au 18 septembre, une exposition originale s’installe à la Chapelle des Pénitents à Aniane. Des plasticiens revisitent la mythique série d’animation créée par Stefano Lonati et Italo Bettiol en 1974. À cette occasion, le public pourra découvrir des archives inédites et des marionnettes originales. 

Diplômés des Beaux-Arts de Milan, Stefano Lonato et Italo Bettiol débarquent à Paris en 1947 dans l’espoir de devenir artistes peintres. Ils choisissent finalement le film d’animation, pionniers dans ce domaine, notamment en réalisant des films publicitaires avec des objets ou des marionnettes. Ces films ont été produits dans les années 1950 par les « Cinéastes Associés », célèbre maison de production.

C’est en 1968 que, associés à Nicole Pichon et Michel Karloff, ils créent la maison de production Belokapi et qu’ils réalisent des séries destinées aux enfants pour la première chaîne de l’ORTF et Jacqueline Joubert : Pépin la Bulle (1969) et Chapi Chapo (1974).

L’exposition à Aniane

Italo Bettiol est marié à la réalisatrice et monteuse Françoise Bettiol et ils vivent depuis plus de 20 ans à Aniane, dans l’Hérault. Cette exposition se devait donc d’être créée et installée dans ce village, la cité disposant du lieu exceptionnel qu’est la Chapelle des Pénitents. Elle est cependant appelée à devenir itinérante. Une exposition exceptionnelle où des artistes singuliers se confrontent de manière ludique à l’univers poétique de Chapi Chapo dans une forêt de cubes colorés.

Loin d’un simple hommage, un dialogue s’installe, en confrontant les pièces originales (archives, marionnettes, documents inédits) à des artistes contemporains qui développent un imaginaire poétique au travers d’expressions diverses dans une mise en scène moderne.

Chapi Chapo a marqué plusieurs générations, spectateurs et créateurs, grâce à son univers ludique et féerique porté par la musique avant-gardiste de François de Roubaix. L’exposition « Chapi Chapo à Aniane » est une invitation, une immersion dans ce monde enchanté et toutes les expressions artistiques qu’il suscite presque un demi-siècle après sa diffusion.

Plus d’informations : ville-aniane.com