Proposé tous les deux ans l’évènement 4 A 4 réunit à chaque fois quatre expositions individuelles consacrées simultanément à quatre artistes sans qu’aucune thématique commune ou correspondance visuelle ne fédère leurs œuvres. En 2022, la cinquième édition de cette exposition multiple se tiendra du 12 février au 8 mai avec Alain Campos, Aroldo Governatori, Nissrine Seffar et Zhang Hong Mei. 

Si les artistes ont tous en partage d’interroger notre monde contemporain, ils empruntent des voies différentes en utilisant des médiums divers. Dans l’espace consacré à chacun s’exprime en toute clarté la cohérence de leur démarche respective.

Alain Campos développe un travail sur l’humain qui oscille entre figuration, symbolisme et récit. Les vingt-quatre œuvres présentées sont issues de deux séries réalisées à deux époques différentes, l’une en 2019 et l’autre en 2021. Toutes les deux montrent la figure humaine tantôt incrédule, tantôt angoissée, tantôt impavide.

Aroldo Governatori nous invite avec chacune des trois séries de peintures exposées, à entendre la voix persistante du temps primitif où la Terre s’est formée. Par un savant cadrage resserré sur des variations de coloris, d’ajout de veinures ou bien avec l’utilisation plus ou moins dilué du sulfure de cuivre ou de la technique de l’impression numérique, l’artiste réussi à créer des formes qui engendrent des images mentales.

Nissrine Seffar a une conscience très vive de la dimension tragique de l’histoire. Profondément marquée par le « Printemps arabe », elle travaille depuis sur les lieux qui conservent la trace du passage du mal comme Guernica, Oradour-sur-Glane, le camp de Rivesaltes… Nissrine Seffar fait plus que rencontrer des lieux, elle enquête, recense et questionne le vécu, l’exil, l’errance, les cicatrices et se sert d’empreintes directement effectuées sur le sol marqué par la douleur. Dans ses œuvres, différentes strates composées parfois de plâtre, de grillage et de peinture, se succèdent à la surface du support. Loin de s’en tenir au lamento de la déploration, Nissrine Seffar cherche à réparer le lien que le passage de l’histoire a pu rompre.

Zhang Hong Mei est encore peu connue en France. Formée en Chine où elle a étudié le dessin décoratif pour les textiles avant de devenir elle-même enseignante à l’université d’art et de design de Shandong, elle développe une pratique personnelle où elle allie la découpe du tissu à la peinture acrylique. Ses recherches sur l’abstraction sont associées aux traces de la tradition réaliste picturale chinoise. Elle participe à diverses expositions en Europe, aux États‐Unis, en Amérique latine ainsi qu’en Amérique du Sud. En 2021, Zhang Hong Mei a participé à la biennale d’architecture de Venise.

Plus d’informations : museepaulvalery-sete.fr