Depuis 2018, ImageSingulières, l’ETPA et Mediapart s’associent à travers deux prix pour aider des photographes à achever un projet sur lequel ils ou elles travaillent depuis quelques mois voire quelques années.

Sur près de 320 candidatures, une présélection de 85 dossiers (72 pour le Grand Prix et 13 pour le Prix Jeune Photographe) a été présentée en avril dernier aux cinq membres du jury : Valérie Laquittant (directrice du festival ImageSingulières), Pierre Barbot (président de l’association CéTàVOIR), Corine Fransen (cheffe d’établissement de l’ETPA), Fabienne Pavia (éditrice, Le Bec en l’air) et Sophie Dufau (journaliste, Mediapart).

Le Grand Prix ISEM 2021 a été attribué à Myriam Boulos. Née au Liban en 1992, elle vit et travaille à Beyrouth. Depuis l’âge de 16 ans, elle photographie la ville dans une approche documentaire mais aussi de recherche personnelle. « Comme un moyen d’explorer, de défier et de résister à la société », écrit-elle. Ces dernières années, la crise économique et financière que connait le pays, les manifestations monstres demandant le départ d’une classe politique corrompue, l’explosion dans le port de Beyrouth le 4 août dernier et la crise sanitaire aujourd’hui, ont profondément transformé son travail.

Le jury a aussi retenu le travail de quatre autres photographes, finalistes de ce Grand Prix :

  • Red Black White de Nazik Armenakyan : une série de portraits et natures mortes relatant la condition des femmes malades du sida en Arménie, femmes contaminées par leur mari ;
  • Les deux pieds sur terre d’Alexa Brunet : le suivi sur des années d’adolescents devenus jeunes adultes aujourd’hui prêts à reprendre avec sérénité l’exploitation agricole de leurs parents en Ardèche ;
  • Les plantes guérisseuses de Florence Goupil : l’utilisation de la médecine traditionnelle à base de plantes par le peuple indigène Shipibo-Konibo du Pérou à l’heure de la pandémie ;
  • Measure and Middle d’Ingmar Bjorn Nolting, sur la crise du Coronavirus en Allemagne.

Le Prix ISEM Jeune Photographe a été attribué à Cloé Harent pour sa série Le temps d’une pause. La photographe, née en 1998 dans la région toulousaine, documente avec une certaine tendresse la vie dans les fermes biologiques et particulièrement les hommes et femmes qui ont choisi d’y consacrer un moment de leur temps, en faisant du woofing.

Plus d’informations : prixisem.imagesingulieres.com