On sait combien la peinture de ces dernières années, en France, n’a sans doute pas bénéficié de la même reconnaissance que chez nos concurrents internationaux du marché de l’art. Cela ne l’empêche pas d’exister ni de ne point se porter aussi mal qu’on l’a laissé dire ou entendre. C’est un des intérêts de cette exposition estivale que d’en proposer une vision subjective, tournée plutôt vers la jeunesse même si de grands noms y sont associés tels ceux de Leroy, Gasiorowski ou Aillaud.

Thierry Levy-Lasne, lui-même peintre impliqué dans les luttes de notre temps, sensible à des sujets douloureux ayant marqué l’histoire mais également ouvert aux charmes de sérénité intimiste, a donc rassemblé un panel de 50 peintres donnant un aperçu de la créativité qui se maintient dans un pays ayant la fâcheuse habitude de commencer par regarder ailleurs et d’encenser les morts tout en ignorant les vivants. Soyons juste : les heureux élus on relève quand même les noms de Philippe Cognée, de Françoise Pétrovich, ou de François Boisrond qui sont loin d’être des inconnus. Le Gardois Cyril Duret a récemment exposé dans une galerie branchée comme Iconoscope, ce qui montre que les choses sont en train de changer.

Nous reviendrons plus en détail sur cette expo qui nous promet pas mal de surprises. Disons que chaque tableau est comme un arrêt sur image, laquelle prend son temps pour émerger, prendre corps et se matérialiser, ce qui dans l’environnement sur-iconique en lequel nous vivons, résonne comme un temps de paix et de méditation.

Plus d’informations : acentmetresducentredumonde.com