Le début de l’année sera musical au Théâtre des 13 vents, Centre dramatique national de Montpellier. Trois spectacles attendent les spectateurs, tous ont pour point commun de tisser des liens avec la musique. 

Les spectacles de janvier : 

  • Les 5 et 6 janvier : Aria Da Capo, de Séverine Chavrier. Ils n’ont pas vingt ans, et depuis l’enfance l’un joue du basson, l’une chante et joue du piano, un autre du trombone, un autre du violon. Ils fument aussi des joints, disent l’adolescence, le sexe, se griment en vieillards pour mieux faire exploser un cliché, un ballon plein de confettis, ou un piano, à coup de barre de fer. Dans leur chambre ils s’étendent, dans la solitude de l’art ou la bêtise de groupe, se jouent des parents et des icônes et nourrissent secrètement leur passion. Séverine Chavrier les observe, les écoute, orchestre une subtile ode musicale à la jeunesse et à la vocation.
  • Du 18 au 20 janvier : Katherine Poneuve, de Lara Marcou, création co-accueillie avec le Théâtre Jean Vilar. Cette création de Lara Marcou trouve sa genèse dans une série de chansons écrites pendant une période d’amours complexes. Aujourd’hui, la metteure en scène et comédienne reprend ces textes pour créer une sorte de solo protéiforme mêlant théâtre, danse et chansons et où « une chanteuse ou une femme quitterait tout pour aller…. nulle part… ou ailleurs sans connaître cet ailleurs. » Cette création laisse entrevoir le cheminement existentiel d’une femme qui doute de sa propre forme sociale, qui soupçonne un écart entre ce qu’elle est profondément et ce qu’elle s’impose d’être pour exister dans le monde extérieur.
  • Du 24 au 27 janvier : La chambre de Maldoror, mise en scène Benjamin Lazar. Seul dans une petite chambre parisienne, à la fin du XIXe siècle, un très jeune homme écrit la nuit un texte maléfique, en plaquant des accords furieux sur un piano de location. Les portes de l’inconscient, ouvertes sur l’art du XXe siècle, ne se refermeront pas. Seul dans sa chambre de théâtre, Benjamin Lazar, alias Isidore Ducasse, alias le comte de Lautréamont, alias Maldoror, déplie avec précision l’obscurité du chant, les visions et les métamorphoses. Et plus d’une fois, au détour d’une phrase, au creux de nos oreilles casquées, se lèvera en trois dimensions l’espace mental du poème

 

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