La Chartreuse, Centre national des écritures du spectacle, à Villeneuve lez Avignon rouvre ses portes après plusieurs mois de fermeture. 

Depuis le 15 mars, et suite aux mesures sanitaires prises par le gouvernement, La Chartreuse avait fermé son accès au public. A partir du mardi 2 juin, ce lieu patrimonial si riche redevient accessible à tous.

Pour Catherine Dan, directrice du lieu, La Chartreuse : « est restée totalement silencieuse pendant 2 longs mois, pour le plus grand plaisir des insectes, des oiseaux et des animaux qui l’habitent secrètement, mais étrangement vidée de son humanité. Même du temps des moines, qui pourtant avaient fait vœu de silence, le lieu était rythmé par les offices, les bruits de pas résonnant dans les déambulatoires des cloîtres, le son des travaux menés par les frères et les paysans un peu partout, dans le monument ou à ses abords. Puis plus tard, c’est la vie du village, et enfin celle des artistes, des touristes et des résidents, qui l’ont animée… »

Un accès dans le respect des règles sanitaires

Située dans un cadre bucolique et privilégié, La Chartreuse accueillera le public selon de nouvelles règles. Les visiteurs devront préalablement acheter un billet en ligne sur le site de La Chartreuse.

La bibliothèque et la librairie seront elles aussi accessibles à partir du 2 juin.

A voir : La Résilience des lieux, Éléna Salah

Prolongée jusqu’au 18 octobre 2020, en raison du Coronavirus, l’exposition La Résilience des lieux d’Éléna Salah est un projet porté par le Frac Occitanie Montpellier en partenariat avec le lycée Jean-Vilar, le musée municipal Pierre-de-Luxembourg, le fort Saint-André et la Chartreuse de Villeneuve lez Avignon.

©Éléna Salah

« La recherche d’Éléna Salah s’immisce dans un lien ténu entre la reconnaissance de l’histoire, la remise en cause du temps et l’espace environnant qui s’y déploie. C’est l’essence de son regard sur la notion d’événement, sur l’empreinte humaine dans son équilibre laborieux de reconstruction entre la vie quotidienne et son processus de remémoration. Par le déplacement et le voyage, Éléna Salah explore les différentes formes de construction et d’inachèvement dans leurs dimensions géographiques et paysagères, architecturales et culturelles. C’est autour de sites d’histoire plus ou moins connus qu’elle recherche une mémoire liée à des événements naturels ou humains, mettant en tension la question de l’image comme sculpture. Dans cette exposition, ces situations d’inachèvement exposeront un témoignage de l’effondrement et de la mémoire restante au travers d’images et de sculptures, afin de nous empêcher de critiquer le temps d’être responsable. »

Toutes les informations : chartreuse.org