Exposition »Beate et Serge Klarsfeld, les combats de la Mémoire 1968-1978″, à l’hôtel de ville de Montpellier

BEATE ET SERGE KLARSFELD, LES COMBATS DE LA Mémoire, 1968-1978« ,
Une exposition HOMMAGE à découvrir dès aujourd’hui et jusqu’au 3 janvier 2020 à l’hôtel de ville de montpellier

Conçue et réalisée par le Mémorial de la Shoah, l’exposition « Beate et Serge Klarsfeld, les combats de la Mémoire 1968-1978 », qui est présentée jusqu’au 3 janvier 2020 dans le hall de l’Hôtel de Ville, propose un regard sur le destin exceptionnel de ce couple qui a fait de sa vie, un combat pour la mémoire des victimes de la Shoah.

Cette exposition créée en 2018 vient s’intéresser surtout à une décennie, celle de 1968-1978, où l’action du couple Klarsfeld va connaître un retentissement international et où l’évolution de la mémoire de la Shoah agite les consciences d’un continent à l’autre.

Ces deux dates – 1968 et 1978 – sont deux repères. En effet, 1968 est l’année où Beate Klarsfeld adresse une gifle à Kurt Georg Kiesinger, car, pour elle, il était inconcevable que le chancelier ouest allemand puisse être l’ancien responsable de la propagande radiophonique d’Hitler. 1978 est celle de la publication par Serge Klarsfeld et son épouse d’un travail colossal de quinze ans : « Le Mémorial de la déportation des Juifs de France ».

Panneaux aux contenus historiques, photographies, documents, médailles et vêtements ayant appartenu aux Klarsfeld sont autant d’objets exposés à cette occasion, comme l’agenda de Serge Klarsfeld durant le procès de Cologne.

Une exposition itinérante, centrée sur la question de la mémoire et de la décennie 1968-1978,
entièrement conçue par le mémorial de la shoah
L’exposition « Beate et Serge Klarsfeld, les combats de la mémoire, 1968-1978 » se construit sur un fil chronologique pour restituer pas à pas les ressorts, les péripéties et les enjeux d’une action où se mêlent à dessein vie publique et vie privée.
Cette exposition sur la mémoire s’articule en six étapes :
1. « Le temps de la rencontre » où sont présentées les enfances, puis la rencontre de Beate et Serge Klarsfeld.
2. « Les premiers combats » avec notamment l’élection du chancelier Kiesinger, ancien directeur-adjoint de la propagande radiophonique du Reich vers l’étranger qui pousse Beate Klarsfeld à s’exprimer publiquement à travers une tribune dans la presse.
3. « La gifle » : le 7 novembre 1968, après avoir dénoncé publiquement l’élection au poste de chancelier d’un ancien haut-fonctionnaire nazi, Beate Klarsfeld parvient à gifler le chancelier Kiesinger lors de la séance de clôture du congrès de la CDU à Berlin-Ouest.
4. « A la recherche de la vérité et de la justice » c’est-à-dire la recherche puis l’engagement de poursuites contre d’anciens responsables de la persécution des Juifs en Allemagne, en France puis à travers le monde.
5. « Le procès de Cologne, 1979-1980 » : l’aboutissement d’une lutte engagée en 1971 et où, pour la première fois, les anciens SS font face à un tribunal en Allemagne, un événement couvert par la presse du monde entier et une nouvelle page de la mémoire de la Shoah qui s’ouvre.
6. « Une vie de lutte » : à la fin des années 70, Beate et Serge Klarsfeld sont désormais des figures connues des médias et des opinions publiques en Europe et au-delà. La mémoire de la Shoah à laquelle ils ont consacré une grande partie de leur vie connaît également une reconnaissance mondiale.
Véritable hommage, cette exposition est un regard posé sur le destin exceptionnel de ce couple qui a mené pendant près de 60 ans, un combat pour la mémoire des victimes de la Shoah. Pour saluer cet engagement, le Mémorial de la Shoah leur a consacré la première exposition au monde, retraçant à l’aide d’archives et de documents privés, les grandes étapes de leur parcours sur de nombreux continents.
Déjà accueillie par Paris, Nice et Lyon, c’est au tour de Montpellier de donner à voir le parcours exceptionnel de ce couple qui, de son vivant, a intégré les livres d’histoire.
Beate et serge klarsfeld, un combat pour la mémoire des victimes de la shoah
Il y a 41 ans, était publié « Le Mémorial de la déportation des Juifs de France ». En 2015, Beate et Serge Klarsfeld ont publié leurs mémoires rendant ainsi publique leur trajectoire incroyable : celle d’un engagement personnel qui a trouvé un écho considérable au point d’entrer en résonance avec l’histoire du XXe siècle.
Aujourd’hui, à la croisée des XXe et XXIe siècles, le combat pour la justice mené par le couple Klarsfeld se poursuit.

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