Son travail est au croisement de plusieurs préoccupations : le culte des ancêtres, la problématique des restes, et un thème récurrent de l’histoire de l’art, celui des vanités.

Pour l’artiste c’est l’occasion de se poser une question qui l’a préoccupe depuis longtemps, celle de la représentation : de la légitimité ou non de la représentation, et de comment représenter. Comment essayer de ne pas faire d’image – ce qui peut paraître contradictoire quand on travaille avec la photographie – ou du moins d’en faire le moins possible, d’où le terme de figure qu’elle préfère à celui d’image.

Travailler sur des crânes oblige à affronter l’ensemble de ces problèmes. Le travail de la mort détruit d’abord le visage, puis le volume du crâne, jusqu’à la poussière. Confronté à chacune de ces étapes où l’identité du sujet se défait, son travail a dû faire face à ce qui s’appauvrit dans le motif. Chacun des processus mis en place correspond à une perte au niveau de la représentation, au point que l’objet devient impossible à identifier. La disparition du sujet va de pair avec une mise à nu et une dissection du processus photographique. Pousser la représentation dans ses retranchements, réduire le sujet à son ombre, et finalement priver le regardeur de sa propre image…

A découvrir à la La Maison pour tous Boris Vian du 10 janvier au 3 février
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