Dès le mois de janvier et jusqu’au 12 février, Les Suds viennent réchauffer Arles et ses alentours avec une sixième édition hivernale. Le festival de musiques du monde, connu pour animer l’été arlésien, a imaginé une édition itinérante qui passera à Arles, Châteaurenard, Saint-Martin de Crau et Fontvieille. 

Le programme : 

  • Jeu. 12 janvier, 21h, Cargo de Nuit, Arles : Dakhabrakha, Ukraine, Tournée pour la paix. S’inspirant des chants traditionnels et polyphonies de leur pays, les voix puissantes de ce quartet lumineux, s’accompagnent d’instruments indiens, arabes, africains, russes et australiens, pour éclater en une transe néo-folk hypnotique.
  • Mer. 8 février, 21h, L’Éden Cinéma, Fontvieille : Transe, d’Emilio Belmonte, projection. À 62 ans, Jorge Pardo, “père fondateur” de la fusion flamenco-jazz aux côtés du guitariste Paco de Lucía, relève avec sa flûte et son saxophone le défi de réunir un groupe avec les plus grands musiciens d’aujourd’hui pour un concert de fusion unique… Un portrait vivant du maestro et de l’univers du flamenco contemporain.
  • Jeu. 9 février, 18h30, Salle Mistral, Saint-Martin-de-Crau : [Le Chœur battant] & Lolomis – Romane claude – Ferragui. Avec Romane Claudel-Ferragui et ses musiciens, Elodie Messmer (harpe), Stélios Lazarou (flutes) et Samuel Klein (percussions), 230 élèves-choristes du Pays d’Arles, formés par Anne-Sophie Chamayou et Julien Bellec, rendent un hommage touchant aux musiques et à la poésie des Balkans.
  • Ven. 10 février, 21h, La Rotonde, Châteaurenard : LA Yegros. Reine indétrônable de la nu-cumbia, le timbre de voix magnétique de celle qui avait séduit le public du festival en 2016 est immédiatement reconnaissable. Enracinée dans la musique folk argentine et colombienne, ses chamamé, cumbia, carnavalito et airs andins secoués à l’électro ou au dance-hall jamaïcain, font vibrer les corps et réveillent les énergies positives !
  • Sam. 11 février, 15h et 16h30, Museon Arlaten, Arles : Shadi Fathi & Zé Luis Nascimento. Nourris du répertoire classique persan et de compositions contemporaines iraniennes et kurdes, les deux compagnons de route du festival font délicatement dialoguer cordes et percussions. Aux setâr, shouranguiz, daf, zarb et udu, ils cultivent un moment d’humanité et de partage, éclairé de lectures de poèmes de Mowlânâ Rûmi à Roberto Juarroz, avec une virtuosité prodigieuse.
  • Sam. 11 février, 16h, Cinémas Le Méjan, Arles : Les Bad Girls des musiques arabes du VIIIᵉ siècle à nos jours, de Jacqueline Caux, projection. Des grandes figures d’Oum Kalthoum, Asmahan, Warda El Djezaïri ou Cheikha Remitti, à Soska, jeune chanteuse de rap égyptienne vedette sur internet, le film se penche sur ces musiciennes arabes qui, au fil des siècles, ont défié le patriarcat et imposé le respect de leur condition féminine avec fougue et audace.
  • Sam. 11 février, 18h, Le Buste et l’Oreille, Arles : La Radio des Suds, en hiver. 
  • Sam. 11 février, 21h, Cargo de nuit, Arles : Throes + The Shine. Né de la rencontre improbable du rock noisy et du kudoro – dont la reine, Pongo, était l’invitée des Suds, en Hiver 2022 pour une soirée explosive au Cargo ! -, Throes + The Shine distille un cocktail détonnant de rythmes hyper-dansants, entre le zouk, le hip-hop, le RnB et l’électro, avec une rage libératrice.
  • Dim. 12 février, 16h30, Chapelle du Méjan, Arles : Dom la Nena. En juillet 2020, elle avait enchanté l’allée des Alyscamps avec sa complice de Birds on a Wire, Rosemary Standley. Dans undoux mélange de bossa brésilienne, pop et musique de chambre, « La petite » chanteuse-compositrice-violoncelliste revient en solo avec une série de moments cristallins, parfois ensoleillés, souvent rêveurs, entrecoupés de cette belle nostalgie que les Brésiliens appellent saudade.

Plus d’informations : suds-arles.com