L’amitié est à l’honneur de l’exposition estivale du musée PAB cet été. Amis tant dans le privé que sur le plan professionnel, Pierre André Benoit et Jean Arp entretinrent une relation entre 1948 et le décès d’Arp en 1966. Le titre de l’exposition, visible jusqu’au 9 octobre, Jean Arp. Un jour, des années, une vie, figure d’ailleurs en exergue du poème Jour que PAB dédie à Arp en 1954 et qu’il publie un an plus tard avec un bois de l’artiste.

C’est donc une rétrospective de l’œuvre de Jean Arp que présente le musée PAB cet été, et plus précisément, de la décennie 1930-1960. Le visiteur pourra suivre un parcours chronologique : après une introduction à Dada et au surréalisme dont le souffle anime la création arpienne, les décennies qui suivent sont particulièrement développées, interrogeant les imbrications entre œuvre de jeunesse et de maturité.

L’accent mis sur les années 1930-1960 permet de présenter certains aspects moins connus, voire déconcertants, d’un artiste qui n’a cessé d’expérimenter et de se renouveler aussi bien sur le plan formel, technique qu’iconographique tout en restant fidèle aux valeurs de ses débuts – aspiration spirituelle, modestie, égalité entre toutes choses et tous les êtres – ainsi qu’à son sens de l’humour et du jeu bien nécessaires pour survivre dans une Europe à sang et à feu.

Le parcours se déroule sur deux étages du musée qui présentent une centaine d’œuvres (gravures, dessins, tableaux, collages, papiers déchirés et froissés, découpages, reliefs et sculptures) et autant de documents (livres, revues, lettres).

Plus d’informations : museepab.fr